
- Le Monde, La présidente du Medef refuse toute loi sur les parachutes dorés, 16 avril 2007.
Le blog suivant présente la chronologie des évènements liés à l'annonce effectuée par le groupe Alcatel-Lucent du nombre total de suppressions de postes dans le monde annoncé le 13 février 2007 de 12 500 employés au cours des trois prochaines années, essentiellement aux États-Unis et en Europe de l'Ouest.

Même indignation chez le candidat de la LCR, qui a qualifié le montant de ces idemnités de "stupéfiant et inadmissible". Olivier Besancenot a réclamé "une autre répartition des richesses, que tous ces profits soient répartis autrement et utilisés pour augmenter les salaires, les pensions de 300 euros net, fixer le SMIC à 1.500 euros net, pour la création d'emplois, la défense des services publics".
"La rémunération des grands patrons doit cesser d'être une zone de non droit", a exigé de son côté la communiste Marie-George Buffet, qui réclame aussi le retrait du plan de restructuration. Reprenant une formulation utilisée la veille, elle a renchéri : "J'entends déjà les Dupont et Dupond de la droite, le couple Sarkozy/Bayrou, s'en prendre encore une fois aux parachutes dorés, aux patrons voyous. Mais cette comédie ne trompe personne". Le président du groupe communiste et républicain (PCR) de l'Assemblée nationale, Alain Bocquet, demande que les députés soient convoqués afin d'examiner en urgence un texte destiné à mettre fin aux abus en matière d'indemnités versées à certains chefs d'entreprise. Dans deux lettres écrites au Premier ministre et au président de l'Assemblée, le député PC du Nord Alain Bocquet fait allusion à la polémique des indemnités versées aux ex-patrons d'Airbus et d'Alcatel-Lucent demander cette réunion. "Si l'Assemblée nationale est en congé pour cause d'échéance électorale, elle reste cependant en fonction. Aussi, afin de permettre qu'elle soit saisie sans attendre de cette situation et délibère d'un projet de loi y mettant fin, je vous demande de prévoir sa convocation en urgence pour prendre enfin des mesures concrètes", écrit-il.
Même si les situations sont différentes, le rapprochement entre les émoluements touchés par Noël Forgeard à son départ d'EADS et ceux de Serge Tchuruk, ex-PDG d'Alcatel, ne manquera pas d'être fait. Noël Forgeard aurait perçu 8,4 millions d'euros (indemnités de départ et clause de concurrence) l'an derneir, Serge Tchuruk, 8,2 millions d'euros.
Selon un document réglementaire transmis au gendarme américain de la Bourse, la Securities and Exchange Commission (SEC), la rémunération de l'ex-patron d'Alcatel s'est élevée à 2,5 millions d'euros, dont une partie fixe de 1,4 million et une part variable de 1,1 million. Un montant auquel vient s'ajouter une indemnité de départ de 5,67 millions d'euros calculée en fonction d'un montant fixé selon les termes du contrat qui le liait à Alcatel lors de son arrivée à la tête de l'entreprise en 1995. Pour sa part, Patricia Russo, ex-PDG de Lucent, est devenue la directrice générale d'Alcatel-Lucent. En 2006, sa rémunération a atteint 1,9 million d'euros, selon le document.